Vers une extension ou une redéfinition des terroirs ?
Les zones « oubliées » ou « périphériques » en plein boom
Les Hautes-Côtes, le Châtillonnais ou encore le Mâconnais septentrional étaient parfois considérés comme des parents pauvres, mais la donne change. Sur le plateau d’Arcenant ou de Chorey-lès-Beaune, on ressent un frisson d’enthousiasme devant des Pinot Noir et Chardonnay qui trouvent enfin un climat optimal : maturité précise, fraîcheur préservée.
Selon certains chercheurs (cf. Olivier Jacquet, historien du vin, ISVV), des parcelles historiquement cultivées jusqu’aux années 1960-70 refont surface. Planter en légère altitude (plus de 350 m) n’est plus synonyme de risque, mais d’opportunité.
- Le Châtillonnais relancé après la reconnaissance de la Crémant de Bourgogne
- Des projets en Saône-et-Loire, sur des zones de collines jadis délaissées
- Essor des expérimentations dans l’Auxois (autour de Semur-en-Auxois), où l’on revit un début de renaissance
L’élargissement des surfaces AOC, vraiment possible ?
La cartographie de l’INAO reste stricte mais de premières discussions sur l’élargissement de certaines AOC se font jour, notamment pour les Bourgogne et Bourgogne Côte d’Or, afin d’intégrer des micro-terroirs aujourd’hui orphelins d’appellation. Cette évolution ne se fera toutefois pas sans résistances de la part de défenseurs de la tradition.