Qu’entend-on par “minéralité” dans les vins de Bourgogne ?
Insaisissable et polymorphe, le mot “minéralité” divise encore vignerons, sommeliers et chercheurs. En Bourgogne, elle est souvent évoquée pour décrire cette sensation de fraîcheur pure, de pierre frottée, d’arrêtes salines, parfois de poudre d’argile mouillée. Pourtant, aucune étude scientifique n’a permis de mettre en évidence une molécule unique responsable de ce trait (voir Vigne, Vin et Territoires). La minéralité serait plutôt une synergie : terroir, climat, choix agronomiques mais aussi, tout simplement, la main du vigneron.
En Bourgogne, le Chardonnay, cépage unique de la plupart des blancs régionaux, a le chic pour révéler ces nuances, porté par des sols à la géologie fascinante : calcaires du Jurassique, marnes, veines d’argile et cailloux affleurants. Alors, comment distinguer les villages où cette marque minérale s’exprime avec le plus d’évidence ?