Entre défi économique et fierté collective
La valorisation aux yeux du monde n’existe que si elle s’enracine dans la réalité quotidienne des professionnels. Plusieurs domaines familiaux, parfois de modestes tailles, qui œuvrent en Côte de Beaune ou à Chablis, bénéficient ainsi d’une meilleure reconnaissance lors de la commercialisation. Cette valorisation, si elle tire les prix moyens vers le haut (+12% pour certaines appellations village en cinq ans, selon le BIVB) permet souvent de mieux rétribuer le travail paysan et d’encourager le maintien de petits exploitants.
En retour, une part de cette manne est consacrée à de nouveaux investissements : conversion vers le bio, accueil du public sur place, ou encore développement d’activités culturelles (concerts, expositions dans les caves…).
Enfin, c’est tout un tissu de vie locale qui s’en trouve régénéré. Nombreux sont les restaurateurs de la région à faire désormais figurer le nom des climats sur leurs cartes, prolongement naturel d’un art de vivre à la bourguignonne qui associe finesse du vin, produits du terroir et convivialité.