L’origine des climats bourguignons : siècles d’observation et d’expérience
La notion de « climat » est sans doute l’apport le plus singulier de la Bourgogne à la culture viticole mondiale. Association d’un terroir (sol, sous-sol, pente, exposition, vent, pluviométrie) et d’un savoir-faire humain, le climat se définit par ses limites précises, souvent matérialisées par des murets de pierre ou des chemins ancestraux.
Le terme est déjà attesté dans des écrits du XVIIIe siècle, mais son enracinement remonte bien plus loin. C’est le fruit d’une grande patience collective, des moines de Cîteaux aux vignerons contemporains, qui ont testé, goûté, comparé, décennie après décennie, les potentialités de chaque fragment de coteau. C’est ainsi que les 1247 climats de Bourgogne, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2015 (UNESCO), sont aujourd’hui reconnus comme l’expression la plus fine possible de la diversité du vin.