Quels nouveaux horizons pour la maîtrise des arômes ?
Face à la volonté croissante des vignerons de réaffirmer le caractère unique de leurs terroirs, la recherche sur les levures progresse. Plusieurs laboratoires spécialisés en Bourgogne travaillent actuellement à l’isolement de souches endémiques, spécifiques à une commune ou à un village, pour permettre une fermentation pilotée “à la carte”, gage de régularité sans renoncer à l’empreinte de lieu.
Par ailleurs, l’application de la “co-inoculation sélective” gagne en popularité : la fermentation démarre avec des levures indigènes, puis, si nécessaire, une souche sélectionnée intervient pour “finir le travail” sans dénaturer le profil initial. Cette méthode permet d’allier authenticité et sécurité, tandis que le développement de l’analyse ADN des levures permet de mieux comprendre les interactions entre micro-organismes au cœur d’une cuve.
La question posée aujourd’hui, dans la plupart des domaines pointus de Bourgogne, n’est plus “quel type de levure ?” mais “comment préserver l’expression de notre sol tout en protégeant la pureté du vin ?”